Récemment, une femme que j'ai aimée à la folie et dont je suis séparé depuis longtemps m'a dit qu'elle avait fini par me pardonner.
Cela voulait dire qu'elle avait fini de souffrir.
Elle a précisé qu'elle avait en fait compris mon choix pour la vie: suivre l'amour. Avec un grand a.
Je l'écoutais sans réagir, comme je fais toujours lorsqu'une femme de mon passé -récent ou éternel- me fait un bilan.
Sans réagir, car j'accepte la vision de l'autre, cette autre avec qui j'ai connu les délices et les désastres.
dans un sens
Ainsi, pour des tas de raison dont la première est que les femmes et les hommes sont différents les uns des autres, et la deuxième est que je suis juste moi et pas nécessairement comme les autres hommes, dont finalement je sais moins de choses que ce que je sais des femmes, j'aurais suivi l'amour.
Si suivre l'amour c'est laisser l'humanité aller à des considérations insensées de carrière, de confort, de courants, de normes alors qu'un mouvement de hanches, un doigt qui se lève, un cou qui se courbe, un oeil qui bat, une bouche qui se dessine me parlent de cette promesse aussi intense qu'hors de portée, oui j'ai suivi l'amour.
C'est mieux que suivre le bon filon.
Bien sûr, vu du dehors, c'est comme si je consommais des corps et des coeurs alors que je m'y consume.
L'amour est une surprise, l'amour est toujours en train de vous arriver en pleine tronche à l'improviste, l'amour bouleverse et renverse et déverse.
L'amour donne faim.