L'acte de publier en France (ou en français) me semble de plus en plus vain, quelque soit le nom de plume utilisé, quelque soit le sujet, le support, le prétexte (si j'ose dire).
S'y mêlent tant de vanité, d'inexistence, de flatulence égotique, de hurlements d'insignifiances, que les rares dons sont de plus en plus durs à trouver.

Quel auteur transmet-il encore à l'autre (l'autre étant ce lecteur pris comme explorateur de l'humanité) de façon désintéressée, sans s'acharner à gaver un surmoi de plus en plus pathétique, jumelé, reproduit à l'identique?

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Verbiage interminable

J'ai vraiment l'impression funeste d'une ribambelle de jeanfoutre inutiles accrochés par désespoir ou par terreur à leurs éditeurs, lesquels eux-mêmes ne savent pas s'ils ne vont pas subir le même sort que leurs collègues éditeurs de musique. Rendus obsolètes par quelque logiciel informatique lié à un nouveau support mobile (le grand truc)
Je suis évidemment d'autant plus mal placé que j'écris et publie en plusieurs langues, et m'apprête à publier un, voire deux livres dans les mois qui viennent.
Le fait que le premier soit constitué d'images, et le second de mots laissés flottant au vent n'y change rien.
Ou si peu.