Qu'est-ce qu'on a pu écrire sur les larmes , les cris, les malheurs, la douleur de l'Amour!

Quand j'étais môme, je n'en revenais pas de voir au cinéma des adultes, des hommes (généralement héroïques sur d'autres plans) devenir chèvres, loques, paillassebecs parce qu'une nana leur avait troué le coeur.

Je m'étonnais toujours, à lire telle ou telle auteure ou personnage féminin de littérature ou de cinéma, de la voir se vautrer dans la poussière pour l'homme qu'elle aimait, pleurer toutes les larmes de son corps, s'avilir ou carrément ma bonne dame, perdre la santé.

Par amour.

Tu m'étonnes si après ça j'ai entamé une carrière de tombeur, prenant les dames pour des objets jetables: pas question de souffrir bêtement! Mais on grandit, et l'Amour fou m'a rendu fou. Heureusement, c'était fou de bonheur, fou de joie, fou de créativité.

Puis ben après bien sûr il y a eu des histoires d'amour pas toujours placées sous le signe tordu-sur-le-tapis-à-se-gondoler, généralement parce que la rupture n'étais pas réciproque ou synchrone: je devais poursuivre ma route, et pas le droit de m'attacher pour tout un tas de raison. Donc cris, agressions, récriminations, larmes, douleurs et plus grave que ça, chantages, maneuvres pas jolies, etc etc..
Gouzi-gouzi?

Jusqu'à ce que ça redevienne drôle.

Parce que le rire d'une femme dans sa sensualité; ce rire généreux, cette exhalaison intime est une divine surprise. La force féminine annoncée par le rire cristallin d'un être qui se donne tout en prenant tout.

Cette cascade harmonieuse: dans nombre de pays seules les femmes rient ou sourient ouvertement, les hommes étant pour je ne sais quelle raison persuadés que le rire ou le sourire leur ôterait une quelconque dignité qu'ils croient détenir.
Tu parles.
J'ai toujours aimé rire bien sûr. En compagnie, je suis plutôt porté à l'humour.
Mais rire d'amour, c'est rire à deux. C'est créer un espace privé qui échappe au monde, plein de caresses dans l'air.